Cette porte - originellement une poterne - est, avec celle de la Brèche, l'un des éléments architecturaux les plus spectaculaires des remparts de Bazas qui ont malheureusement perdu toutes leurs portes principales (La Taillade, Pallas, Bragoux, Fondespan et Saint-Martin).
Léo Drouyn (né à Izon en 1816 - mort en 1896), artiste et savant girondin, a laissé au milieu du XIXème siècle un fonds iconographique exceptionnel sur le patrimoine médiéval autour de 1850.
Drouyn a décrit la porte du Gisquet – " elle s'ouvre entre deux tours semi-circulaires, étroites et hautes, et dont la vase est massive. Le cintre extérieur est bombé et repose gauchement sur un cordon qui surmonte les pieds-droits. Il est suivi d'un assommoir qui précède une herse, puis d'une voûte bombée sous laquelle roulaient les vantaux ". Il l'a bien sûr dessinée.
Cette poterne permettait d'accéder de la rue des Clercs (aujourd'hui rue de Pontac) aux lices, transformées en allées au XVIIIème siècle. Aujourd'hui, la route de Casteljaloux passe au pied de cette porte. Les dessins de Léo Drouyn montrent la rampe d'accès qui permettait d'accéder à la porte qui s'ouvre entre les deux tours rondes.
Ses dessins et les gravures qu'il en a tirées montrent l'état ancien de ce châtelet d'entrée qui fut " restauré " en 1875, dans ses parties hautes, dans le goût néo-gothique. L'architecte Mondet lui donna mâchicoulis et merlons, reprenant les ouvertures pour en faire des baies pseudo-gothiques.
Du temps de Léo Drouyn, la porte du Gisquet faisait partie " d'un couvent d'Ursulines occupant le sommet des remparts à l'est de la porte ". |